MONTREDON

Episode 3 – L’éphémère librairie de Montredon

A propos de la série Larzac

Après la période de confinement sanitaire de 2020 et 2021 à l’occasion de la bonne  nouvelle  : la réouverture du marché paysan de Montredon tous les mercredi du 7 juillet au 25 août 2021, nous rediffusons la série Larzac publiée en 2018 sur entre2brises.fr et 2019 sur dis-leur.fr.

Pour découvrir tous les épisodes de la série LARZAC, cliquez ici

« Alors ici, vous avez toute la littérature « Larzac » et tout ce qui concerne la région » nous dit cette bénévole, ravie de nous faire visiter la librairie éphémère de Montredon : « La brebis qui lit ».

Lorsque l’on passe devant l’édifice, en dehors des jours d’ouvertures, on ne se doute pas de ce qu’il y a dans cette Jasse traditionnelle du causse du Larzac. On comprend bien qu’il n’y a plus de brebis dans la bergerie. Implantée au cœur du hameau de Montredon. Le temps de l’été, elle devient chaque mercredi une librairie et pas des moindres.

C’est un thème différent chaque année.

La visite se poursuit par un rayon où se trouvent des topos guides, des cartes IGN. Un endroit fait place à une production locale : « c’est ce qui est produit par les amis du plateau » nous dit notre guide. Ensuite, Il y a la littérature générale, les romans, et sur la table, c’est le thème de l’année : « les couleurs dans la littérature ». C’est un thème différent chaque année.

Il y a aussi un coin pour les enfants.

Arrive le rayon des polars, puis par ce qui est vie pratique, le jardinage et le coin pour la littérature culinaire. Tout au fond, quelques enfants dévorent des ouvrages. « C’est leur coin. Il est animé par Martine » Un panneau où est écrit « l’agneau qui lit » sert de repères aux enfants.

« Que des bénévoles, mais des bénévoles professionnels (lles). »

Sans aucun doute la librairie est très organisée. Elle est animée uniquement pas des bénévoles. « Que des bénévoles, mais des bénévoles professionnels (lles) insiste Michèle. » Michèle et Martine, celle qui s’occupe de la librairie jeunesse, « l’agneau qui lit », ont de l’expérience professionnelle, nous dit notre guide. Michèle Vincent est l’ancienne bibliothécaire de Millau.

Un an de travail pour 8 soirées dans l’année.

La brebis qui lit est donc une librairie éphémère. Elle n’ouvre que 8 soirées dans l’année. « Elle propose quand même un choix assez vaste », nous répond une autre bénévole. « Ce ne sont pas les derniers tubes, ni les dernières nouveautés, ça n’a pas d’intérêt. On privilégie les livres de poche. D’abord, parce qu’ils ne sont pas chers et puis en vacances les lecteurs n’ont pas forcément envie de mettre une bible, un gros pavé dans leurs bagages. »

Le marché a 30 ans l'année prochaine.

La librairie tourne très bien nous dit-on, cela fait 11 ans. C’est l ’Association Pour l’Aménagement du Larzac (APAL) qui gère le marché et la librairie. Si l’association date de 1971, date qui marque le début de la lutte contre l’extension du camp militaire (lire l’épisode 5 consacré au hameau de Montredon), le marché aura 30 ans l’année prochaine. Les bénéfices permettent de financer des travaux. Par exemple l’année dernière, le toit de la Jasse du Larzac sur la nationale 9 a été totalement refait.

L’association a perduré après la victoire en 1981, afin de soutenir et poursuivre la dynamique qui était née du combat. C’est ainsi que par exemples, le marché paysan fut créé en 1986 et la librairie en 2006.

Sous l’égide de Michèle Vincent, un petit comité de lecture de cinq ou six personnes se réunit pendant toute l’année. Sont repérés les livres et thèmes, puis les commandes sont passées au mois de mai auprès de la maison du livre de Rodez qui reprend les invendus à la fin de la saison.

C’est l ’Association Pour l’Aménagement du Larzac (APAL) qui gère le marché et la librairie. Si l’association date de 1971, date qui marque le début de la lutte contre l’extension du camp militaire (lire l’épisode 5 consacré au hameau de Montredon), le marché aura 30 ans l’année prochaine. Les bénéfices permettent de financer des travaux. Par exemple l’année dernière, le toit de la Jasse du Larzac sur la nationale 9 a été totalement refait.

« C'est beaucoup de boulot »,

« On est obligé de faire du réassort en cours d’été » nous dit une bénévole en riant. L’équipe est disponible et répond avec gentillesse à toutes les questions. Elles doivent être cinq ou six dans la librairie, passant d’un client à un autre et d’une question à une autre sans oublier d’encaisser les achats.

Il y a environ 800 titres à l’ouverture de la librairie.

« C’est beaucoup de boulot », nous dit notre interlocutrice, « parce qu’il faut tout installer. On améliore d’année en année. Cette année, on a fait refaire un meuble. Il faut aussi veiller à beaucoup de choses ».

Chaque semaine un auteur participe

Chaque mercredi un auteur différent est invité à dédicacer son ouvrage. Aujourd’hui, c’est le photographe, Martin Barzilai qui présente son livre « Refuzniks » (Lire l’épisode 7 – Le photo reporter).

« Rien ne vaut une bonne histoire »

La librairie a plutôt du succès. « Une partie de la clientèle, ce sont des habitués, des gens du plateau [du Larzac], mais aussi, on a beaucoup de vacanciers, dont certains qui reviennent d’années en années. D’autres découvrent les yeux ébahis qu’il y a en plein plateau, une librairie pareille. On a aussi pas mal de livres pour enfants. J’ai l’impression aussi qu’il y a des gens qui, comme cette année, il a fait très chaud, en début d’après-midi, se disent, « rien ne vaut une bonne histoire ». Je pense que ça participe à l’animation du marché. »

Ils semblent déguster avec gourmandise...

L’atmosphère est calme. Chacune et chacun, tournent autour des différents îlots thématiques puis se plongent avec attention dans un ou plusieurs ouvrages. Pour certaines ou certains, le choix des prochaines lectures est fait. D’autres ressortent les mains vides, mais c’est rare. Pour les enfants, ceux qui sont là, qui feuillètent les ouvrages semblent être des « mordus ». Rien ne les perturbe. Ils semblent déguster avec gourmandise, comme ils le feraient d’une friandise, cette littérature qui est entre leurs mains.

Le premier numéro est sorti en 1975

Enfin, sur un présentoir spécifique, trône le célèbre journal « Gadarem lo Larzac » dont le premier numéro est sorti en 1975. « On prend aussi les abonnements à Gardarem lo Larzac, nous sommes très proches ». Le journal, dont l’accroche est « Le journal du Larzac solidaire » est un véritable trait d’union de l’esprit « Larzac ». C’est un bimestriel. Le dernier Juillet/aout 2018 porte le numéro 342. D’une dizaine de pages, sur 4 colonnes, le contenu traite de sujets variés, locaux, nationaux et internationaux. La dernière page de ce numéro, est un appel à candidatures typique de « l’esprit Larzac » (Lire l’épisode 5 – Le hameau de Montredon )

Gardarem Lo Larzac – Le bimestriel historique paru pour la 1ère fois en 1975 ; Il est disponible aussi sur abonnement Photo © JJF 2018

Appel à candidatures

Pour s’installer et mener un projet de vie sur Larzac surveiller les appels à candidatures lancés sur le site http://www.larzac.org rubriques « attributions ».

A propos de la série Larzac

Après la période de confinement sanitaire de 2020 et 2021 à l’occasion de la bonne  nouvelle  : la réouverture du marché paysan de Montredon tous les mercredi du 7 juillet au 25 août 2021, nous rediffusons la série Larzac publiée en 2018 sur entre2brises.fr et 2019 sur dis-leur.fr.

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Texte, prise de vues, montage, traitement © JJF - 2020