Coup de sang !

Fiction – MATAHI – Treizième épisode

Temps de lecture approximatif :  17-22 minutes

“ Bon, ne nous laissons pas embarquer

par le blues, la mélancolie, évitons la nostalgie. Reprenons-nous et regardons l’avenir plutôt que le passé, surtout à votre âge. Je vous sens tendue Lilia. Laissez vous aller, vous dis-je ! Laissez vous aller. J’ai un truc qui va vous y aider ! ”

Marcello refait le niveau de champagne de la coupe de Lilia à moitié vide. D’une voix calme et rassurante, s’approchant de Lilia, il sort de sa poche un comprimé encapsulé dans un feuillet de plastique vert recouvert d’un film transparent. Un rescapé d’une plaquette de 20 ou 30 doses, proprement découpé. Drôle d’habitude et drôle d’endroit pour  stocker un médicament.

– “Prenez ça. C’est simplement un décontractant réconfortant. Ça va éliminer toute la tension. Vous allez sentir progressivement arriver l’apaisement. C’est important. Suis-je bête, évidemment vous connaissez ! Vous savez que cela fait le plus grand bien à vos patients. Alors, pour une fois, il faut parfois savoir céder à la tentation. On ne peut pas toujours résister. Lâcher le contrôle sinon vous risquez l’explosion en plein vol !”

Reprenant son smartphone, il relance la musique calme, envoûtante, exotique, africaine. Elle adore lorsque la paume de la main du joueur de conga glisse sur la peau dont le frottement émet un son grave, profond et long comme un souffle dans un goulot de bouteille.

Pendant que Marcello s’affaire à débarrasser le plateau et à répartir les mises en bouche sur la table, inconsciemment, Lilia se penche vers un guéridon. Comme lorsqu’on patiente dans une salle d’attente, pour se donner une occupation, sans trop y prêter d’attention, naturellement, machinalement, elle saisit une revue dont elle envisage de feuilleter rapidement quelques pages.

D’un coup sec, gênée, embarrassée, énervée de ne pas avoir fait plus attention, elle repose brutalement le magazine. Elle le jette comme s’il lui brûlait les doigts. Le magazine en quadrichromie, identique en format au célèbre “Elle” n’est ni plus ni moins qu’un illustré glacé de mauvais goût : pornographique. Interpellé par la brutalité du geste, Marcello relève la tête. Avec un grand sourire, regardant Lilia gênée, avec peut-être un peu de coquinerie dans les yeux, il s’empresse de lui dire :

– “ Ne vous méprenez pas, Lilia, ni d’ailleurs ne vous affolez pas plus que de raison ! Ce n’est qu’une blague. Une blague de potache de mon âge ! Aussi étrange que cela puisse paraître, ces délicieux ouvrages, joliment illustrés, sont un cadeau. Oui un cadeau. Un cadeau d’un ami très cher. Oui très cher.

Ho, il faut que je vous raconte. Cela va vous amuser. Quand nous nous rencontrions, c’est-à-dire, très souvent à la fin de sa vie, car il ne pouvait plus voyager, nous avions pour habitude de nous offrir mutuellement un livre “surprise”. Un bouquin que nous avions particulièrement apprécié ou retrouvé après de longues années.  Un jour, JP, c’est son diminutif pour les intimes, toujours taquin, JP, donc, décide de déroger à la règle.

Il m’apporte un paquet fait dans du mauvais papier cadeau. Vous savez des roses immondes imprimées sur fond gris. Perversité supplémentaire de l’individu, il avait pris la peine de préalablement parfumer son contenu à l’eau de Cologne la plus déplorable. Avant de poursuivre, il faut que je vous situe le personnage. Lui aussi vous devez le connaître, c’était un grand, très grand comédien, tant par la taille que par le talent. Je parle au passé, car hélas, il a disparu, il y a un peu plus d’un an. C’était un immense acteur. Un incontournable du cinéma et du théâtre français. Sa voix reconnaissable entre toutes était une vraie pièce d’identité. Il suffisait qu’il hausse le ton pour se voir admis dans les cercles les plus sélects.

Et donc, je reprends le cours de mon récit, JP, faisant vibrer toutes ses cordes vocales, prenant un air très sérieux, même un peu condescendant, assorti d’un regard en coin, le plus méprisant qu’il lui soit possible de faire à mon encontre, attitude qu’il maîtrisait magnifiquement, il me remit le paquet entre les mains l’accompagnant de son puissant lyrisme à peu près de cette façon”.

Marcello change de ton, prend une voix caverneuse et parle lentement. Il prononce chaque syllabe comme si la durée du son avait une importance sur la signification du mot.

– “Mon ami, il est des choses qu’un véritable ami ne peut pas laisser passer, surtout lorsqu’il pressent qu’un réel danger guette son meilleur copain.

Marcello, on se connaît, oh depuis combien de temps ? Peu importe ! Depuis si longtemps en tous cas, que j’ai le droit de te faire une déclaration solennelle et de te formuler un grief. Pardonne-moi, mais c’est ainsi ! Paroles d’ami. Il te faut te raisonner et faire un effort. Il faut te reprendre et vite. Les amis sont là aussi pour te remettre sur le droit chemin. Il n’y a pas que l’intellect et le spirituel dans la vie. Tu ne peux pas continuer à errer dans ces lieux de perdition que sont les musées, les expos, les cinémas, les rencontres littéraires et les bistrots. Il faut te ressaisir et cesser de perdre ton âme, mais aussi par effet collatéral, d’y abandonner ton corps dans ces maudits bouquins, cette salasse culture non-agricole qui ne nourrit même pas son homme. Tu ne peux pas te satisfaire de nos longs dîners entre amis aux discussions interminaaables, arrosés souvent sur le tard par ses vins abominables parce qu’on a commencé par le meilleur et qu’il n’en reste plus une goutte. Il y a aussi le charnel, mon ami ! La vibration corporelle. La volupté des sens. Les délices de l’art érotique. Les joies du monte en l’air ! Pour cette raison, mon ami, et j’ose espérer que tu m’en seras éternellement reconnaissant, je t’ai amené de quoi te réveiller, te permettre de descendre de ce nuage appauvrissant pour enfin toucher du doigt des choses plus sensibles, un peu plus concrètes et te ramener à des préoccupations littéraires dont tu t’es éloigné trop longtemps. Mon vieil ami, je t’ai amené comme on lance une bouée de secours au naufragé, je t’ai présentement livré les plus mauvais porno de la galaxie.

Marcello achève de disposer les petits-fours et de sa voix habituelle, il reprend :

-” Voilà ainsi était mon ami JP, toute en élégance et en profonde amitié !”

Il regarde Lilia, reste un instant silencieux, puis ponctuant sa phrase de son sourire magique, se voulant rassurant :

– “C’est pour cette raison que vous pouvez feuilleter, ici, dans le temple littéraire de mon vénéré aïeul, quelques revues atrocement vulgaires et d’un désintérêt complet. Non pas que les modèles soient désagréables à regarder ! [sourire carnassier] Non, c’est le récit. La story, comme on dit aujourd’hui. Elle défaaiiiille. Elle est mortellement convenue et totalement ennuyeuse.

Je suis certain que comme moi vous préférez la pratique à la théorie, ce qui fait que je crois que depuis que JP les a déposées ici, je n’ai dû feuilleter qu’une ou deux pages. Par ailleurs, vous pouvez constater qu’il ne les a pas emmenées avec lui au paradis, c’est dire le peu de soin qu’il a mis à les choisir et la piètre considération qu’il avait du niveau de qualité de ces ouvrages. Malgré le bas niveau de sa farce, je le connais, il doit encore en rire ! Elles n’ont pas bougé. Je les garde en souvenir. Chaque fois que je les vois, je pense à lui, avec tendresse et émotion [re sourire]. C’est burlesque, non, de se rappeler de son ami très cher, simplement en jetant un œil sur la couverture d’un mauvais porno ? Cela a un petit côté baroque, vous ne trouvez pas ? Imaginez-vous ce que doit penser Francesca, lorsqu’elle fait le ménage. Je m’en réjouis à chaque fois.

Ceci dit, si cela vous intéresse et vous en avez parfaitement le droit, vous pouvez les emmener ! [re re sourire] Je blague évidemment. Quoique…

Bon ! Lilia, si vous me disiez ce qui vous arrive ou plutôt, je ne veux pas être indiscret, j’aimerais savoir si je peux faire quelque chose qui vous soit utile ? Que puis-je faire concrètement pour vous sortir de cette néfaste et infortunée ornière  ? ”

Nonchalamment, il prend la coupe des mains de Lilia, lui verse à nouveau du champagne. Deuxième, troisième rasade ? Elle ne sait plus, Ca lui fait du bien. A peine remplie, hop elle l’amène à ses lèvres et avale illico presto une bonne gorgée avant de la reposer sur la table. Machinalement, probablement, il complète à nouveau le niveau. Est-ce le comprimé, le champagne, l’ambiance ? Lilia constate qu’elle se détend.

– “Vous avez raison, je crois que cela me ferait du bien de vous en parler. Mais je ne voudrais pas vous plomber le moral !”

“C’est généreux de votre part de vouloir m’épargner, Lilia. Savez-vous qu’à mon âge, il y a des magies qui sont simples. Dans l’ordinaire et le banal, il se trouve de merveilleux ravissements. L’extraordinaire nous est désormais inaccessible. Vous avoir, ce soir, à mes côtés, là sur mon canapé, dans une tenue tout à fait ravissante suffit à caresser mon moral dans le bon sens et à insuffler un brin de dopamine des plus réjouissante. Alors, n’ayez crainte, laissez-vous aller ! N’hésitez pas à délester votre âme de ces tourments qui vous font tant souffrir.

Veillant à être bien installée dans le canapé, elle se repositionne, ouvre légèrement la robe de chambre et entame la narration de sa journée en commençant par la sanction dont elle fait l’objet. Sa voix est tremblante, Marcello en est ému. Elle sort ensuite son smartphone et montre la vidéo tournée par des manifestants. “Elle a fait la une de toutes les chaînes d’infos”. Précise-t-elle. On la voit, en blouse, entourée de fumées, ramasser quelque chose à terre puis le lancer avec détermination accompagnant son geste de deux magnifiques doigts d’honneur insistants. C’est ensuite la charge des forces de l’ordre, sa mise à terre, son encerclement par quatre ou cinq gendarmes. À moitié assise sur le sol, elle est ensuite tirée violemment jusqu’à un fourgon.

Marcello est terriblement attentif. Elle le sent très accroché à ses paroles. Elle voit ses mains se crisper et s’enfoncer progressivement dans le cuir du canapé puis, soudainement, il se ressaisit. Il se redresse. Manifestement, il s’apprête à parler. Lilia se met en position de l’écouter. Elle reprend la coupe et boit une gorgée sans reposer son verre. « Ça donne soif toutes ces lacrymos !” Plaisante Marcello.

Craignant de la heurter ou d’être indiscret, c’est avec de multiples précautions oratoires qu’il pose progressivement de plus en plus de questions. Il veut tout savoir.  Le déroulé de la manifestation, la garde à vue, la comparution immédiate, la veille, l’avant-veille. Il sert et re sert du champagne, jusqu’à aller chercher une autre bouteille qu’il dépose à côté de lui. C’est ensuite à partir du flacon de whisky posé sur un guéridon qu’il se verse dans un grand verre dédié à cet effet une bonne rasade. Il l’absorbe d’un coup, cul sec. Elle fait front et subit son flot soutenu de demande de détails, de précisions.

Si ce n’est pas un interrogatoire, c’est en tout cas une interview approfondie. Elle perçoit qu’en lui gronde une révolte sourde. Elle comprend que ce n’est pas contre elle, mais ce qu’elle raconte semble exaspérer Marcello. Sa réaction vive est tellement surprenante, qu’elle n’ose même pas ne pas lui répondre. Il semble tellement suspendu à sa chronique.
Bien qu’elle ne le connaisse que depuis le matin, elle lui fournit le plus de détails dont elle se souvient. Il apparaît de plus en plus énervé. Chaque phrase semble augmenter l’intensité d’une violence interne silencieuse, contenue. Puis à force, arrivent des questions auxquelles elle ne sait pas répondre, des termes juridiques fusent, des processus, des protocoles, des juridictions, des mots, elle nage dans l’inconnu, elle est perdue.

– “ Pardonnez moi de vous torturer ainsi, Lilia.

Votre histoire me touche. Elle exacerbe certains sujets auxquels je suis particulièrement sensible. Je trouve que les reproches qui vous sont faits sont totalement stupides, injustes et injustifiés, mais, hélas, je n’en suis pas étonné. Vous êtes, malgré vous, tombée dans la pire situation : l’enjeu politique, celle du symbolique. Vous êtes devenue l’infirmière qui va casser du flic et faire la une de la presse. Vous êtes celle qui a défié l’autorité. Vous avez doublement vexé l’état et surtout blessé ses énarques et autres grands méritants prétentieux de la république là où ça fait mal : l’orgueil. Pensez donc, courtisans du roi, ils sont promis à de hautes fonctions, ils régneront à condition de veiller jalousement au maintien de la paix sociale du pays. Pas de vagues, c’est leur obsession ! Et là, vous arrivez, ce petit caillou devient un énorme pavé. Ils se sentent mis en échec par plus faible qu’eux. Quelle insolence ! Pensez donc Lilia, vous une femme, vous une infirmière ! C’est intolérable pour eux.

Il se sert à nouveau un bon peu de whisky.

-” D’abord bravo ! Oui, bravo. C’est courageux de vous être révoltée.

C’est beau de ne pas avoir supporté qu’une librairie soit fermée. J’ai bien fait, malgré moi, j’en conviens, d’empêcher le pire. La planète aurait perdu encore une fois, injustement, dramatiquement, sans aucune reconnaissance une combattante méritante au service de l’intérêt général. J’arrête là mes compliments. Je vais de ce pas, si vous en êtes d’accord, solliciter l’assistance juridique, que je prends évidemment totalement à ma charge, auprès d’un excellent avocat de mes amis.”

– “ Mais, je…”

– “Ne vous tourmentez pas, c’est dans l’ordre des choses. Vous voulez sortir de cette terrible situation ? Alors il faut mettre le paquet. Comptez sur moi. Ayez confiance. Donnez-moi dix minutes, je vais passer un coup de fil. Servez-vous en m’attendant !”

Ce répit est bienvenu. L’esprit de Lilia est de nouveau embrumé. Retracer ces dernières 24 heures est pénible. Une petite pose lui fait le plus grand bien. La musique est toujours présente. Elle se laisse bercer par la voix douce de la choriste et le son harmonieux de la Kora, guettant du coin de son oreille le voluptueux glissement de la main du musicien sur le cuir des congas. A priori, Marcello s’est installé dans le couloir. Il parle fort. Elle entend tout.

“ Guiseppe ? Ça va mon ami ? C’est Marcello, Marcello Di Mari au téléphone. Pardonne-moi de t’appeler si tard. Bien sûr, tu te doutes bien que c’est pour une urgence ! Dis-moi, tu n’es pas encore Ministre ? Ben, ça va venir… Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage. Bien ! Cher Ami, ce n’est pas mon habitude, tu en conviendras, mais là, j’ai besoin de tes services. Vraiment. C’est important. Il faut que tu me gères un dossier en appel. Je sais. [le ton monte.] Je sais, mais là, c’est vital. Il y va de la vie d’une jeune femme. Non, je n’exagère pas. Oui, je suis méridional, mais toi aussi, je te le rappelle.

Marcello résume ensuite rapidement la situation, les faits reprochés. Le ton est tendu et ferme, très ferme.

” Écoutes moi Guiseppe, je n’ai pas l’habitude de l’ouvrir. Tu ne m’as jamais entendu dans vos meetings.

Alors, écoutes moi bien, avec toute l’estime que j’ai pour toi et surtout compte tenu du paquet de pognon que j’ai lâché dans votre campagne pour ne pas risquer d’avoir l’extrême au palais, je commence à en avoir marre de tes copains du gouvernement et du roitelet. Je vais te dire ce que je pense, comme ca, tu le sauras une bonne fois pour toute. Cette arrogance du discours est meurtrière. Aujourd’hui, compte tenu de ce qui se passe depuis deux ans, vous ne devriez pas dormir sur vos deux oreilles. Vous ne devriez même plus dormir du tout. Si vous aviez une once de sens de responsabilité, vous ne vous pavaneriez pas dans vos conférences et vos points de presse. Vous avez eu l’outrecuidance de proposer une médaille aux soignants, vous en avez gagné une double : celle de l’inconséquence et du mépris.

Tu te souviens d’Outreau et de ses outrances, je présume et pour cause. Et bien vos certitudes malsaines et en plus totalement erronées sont autant d’erreurs judiciaires commises au nom de “on n’a pas le choix”. Par vos ignobles manœuvres électorales, vous favorisez des idées à la con qui se propagent et se développent en métastases de votre pensée verticale. Tu le sais toi, à trop vouloir se chauffer au soleil vous êtes en train de foutre le feu à toute la garrigue. Mais gare à l’arroseur arrosé ! Alors, s’il te plaît, ton discours républicain de mes deux, tu te le mets là où je pense. Oui, je suis énervé. C’est intolérable ce que vous faites vivre à “ceux qui ne sont rien” comme vous dites. Vos exigences en matière d’exemplarité du peuple aboutissent à des verdicts si tranchants qu’ils sont plus blessants qu’une guillotine. Tu t’en rends compte au moins ?

On n’est pas dans les favelas ici. Ce n’est pas le plus fort et le plus armé qui a raison. Votre soi-disant lucidité est meurtrière et assassine. Dans l’intérêt du pays, mais aussi du vôtre, vous auriez avantage à vous ressaisir. Je te le dis moi. Bon revenons à notre affaire. Demain, dans la journée, je te fais parvenir le dossier. Tu t’y mets illico presto. Tu trouveras un vice de forme, une erreur de procédure, bref, tu te démerdes, il me faut absolument un classement sans suite, un abandon des poursuites, enfin ce que tu veux, moi, je n’y connais rien. Je te rappelle juste qu’on ne connaît même pas la nature du projectile qu’elle a ramassé. Regarde bien les images. C’est éloquent. Bon, je te remercie. Pardonne-moi l’énervement, mais je te jure que tes copains sont vraiment exaspérants et de toi à moi, je crains le pire.

Bon, allez saluti Giuseppe. Tu me tiens au jus. Ciao. Ciao.”

Marcello revient d’un pas décidé et jette son téléphone sur la table. Il est très agité.

“Pardonnez-moi de vous avoir fait attendre. L’affaire est entre de bonnes-mains. J’ai hélas de très bons arguments. Je ne les utilise jamais, mais là, c’est pour la bonne cause, ça va vous servir et j’en suis très heureux. Une petite faim ? Je vais faire cuire les spaghettis. Passez à côté, dans la salle à manger.

Vous aimez la musique africaine ?



Sans attendre la réponse, d’un coup de doigt magique sur l’écran de son smartphone, Marcello fait surgir dans la pièce d’à côté, les tambours, les cuivres et la voix du tonique Fela Kuti qui chante « Zombie, zombie… »

“ Ça va nous stimuler !”

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